La chapelle Sainte Anne dans l’église

5 juin 2018

Un peu d’historique :

Anne et Joachim, les parents de la Mère de Dieu, sont connus par des traditions provenant des milieux judéo-chrétiens, qui peuvent remonter à la première moitié du 2e siècle. Le culte de Sainte Anne a grandi dans le rayonnement de celui de Marie à partir du VIe siècle celui de saint Joachim est beaucoup plus récent (XVIIe siècle)

 Sur le mur de la chapelle de Ste Anne dans l’église paroissiale de Courthézon, une plaque de marbre est scellée, rappelant aux Courthézonnais de toujours le vœu de leurs ancêtres. Elle est écrite en latin. En voici la traduction :
«  L’année de la grande peste de 1721, la ville de Courthézon échappa au fléau grâce à la protection de sainte Anne. Aussi, pour perpétuer le souvenir d’un si grand bienfait, elle fit le vœu de célébrer solennellement chaque année la fête de Sainte Anne  »
Ce vœu fut renouvelé le 26 juillet 1944. Voici le compte-rendu des archives fait par le chanoine Fourmon curé de Courthézon : «  Cette année, la fête de sainte Anne a été célébrée avec plus de piété que d’habitude, mais elle n’a pas eu la solennité d’autrefois… Je mentionne cette fête, surtout parce que la population a bien voulu, sur le conseil du curé, vu les circonstances tragiques dans lesquelles nous vivons, renouveler le vœu prononcé autrefois par les anciens de Courthézon  ».
Voici : «  26 juillet 1944 : Nous habitants de Courthézon, nous voulons comme nos aïeux, prouver notre entière confiance en la grande Sainte Anne.
Nos ancêtres, préservés de la peste, firent vœu en 1721, de célébrer très solennellement la fête de Sainte Anne et de faire du 26 juillet un jour chômé.
Aujourd’hui, nous tenons à renouveler ce vœu et prendre l’engagement d’y être encore plus fidèle que par le passé.
En retour, nous vous supplions, grande Sainte Anne, d’épargner notre cher Courthézon, des maux plus terribles et plus à craindre que la peste, les épouvantables bombardements et les horreurs de la guerre civile.
Glorieuse sainte Anne, mère de la Très Sainte Vierge et aïeule de Jésus, veillez toujours sur nous… gardez-nous… ramenez-nous nos chers prisonniers et les absents et que nous goutions enfin et bientôt la paix dans une chrétienne fraternité. Amen.  »

Signalons qu’en 1966, Monsieur l’Abbé Rigaud, curé de Courthézon, organisa un referendum demandant à la population de se prononcer sur la question : «  Êtes-vous partisans de fixer la solennité de sainte Anne au dimanche le plus rapproché du 26 juillet  ?  » Il y eut 347 «  oui  » + 19 «  non  » + 7 «  nul  ». Et la demande fut transmise à l’Archevêque d’Avignon qui autorisa le changement : l’obligation du vœu fut transférée au dimanche le plus rapproché du 26 juillet.


La coutume veut que les personnes de la Congrégation de Ste Anne, après la bénédiction des petits pains distribuent les pains bénis aux paroissiens présents à la messe, et les autres seront portés aux personnes âgées et isolées.

Cantique à sainte Anne

Sainte Anne ô bonne mère
Toi que nous implorons
Entends notre prière
Et bénis tes enfants,
Ô bonne mère, et bénis tes enfants.

Pour montrer à la terre
Que nous croyons au ciel,
Notre paroisse est fière
D’entourer ton autel…

Quand l’erreur se déchaîne,
Pour vaincre notre foi,
Puissante souveraine,
Nous espérons en toi…

Que les pauvres villages,
Et les riches cités
Sous ton doux patronage,
Soient toujours abrités…

Ta fille immaculée,
Reine du divin séjour
A notre âme troublée,
Sourit avec amour…

Sainte Anne sur un vitrail de l’église

Si l’on se place en face du chœur de l’église de Courthézon, on peut voir sur les vitraux les personnages suivants (de gauche à droite) :

  •  Saint Martin et Sainte Claire
  •  Saint Louis et Saint Jean l’Evangéliste (symbolisé par l’aigle se tenant auprès de lui)
  •  Saint Alexandre, Pape et Sainte Anne, mère de Marie
  •  Saint Georges, patron de la paroisse et Saint Denis, patron de l’église
  •  Sainte Mathilde et Saint Augustin
  •  Saint Pierre et Saint Laurent, diacre
  •  Sainte Barbe et Saint Dominique.